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La valeur d'une monnaie n'est que le reflet de
la rareté (le nombre) des objets ou des services proposés
sur le marché "
Autrement
dit, si la monnaie a une valeur, c'est grâce à ce qu'on
peut acheter avec et c'est tout.
S'il est vrai qu'une monnaie n'a de valeur que si on peut s'acheter,
se procurer des choses avec, est-ce que cela invalide l'impasse qu'est
"la rareté relative monétaire" ?
La monnaie étant une réserve de valeur dans le temps,
sa valeur ne dépend pas de ce que nous pouvons acheter immédiatement
avec :
une personne qui épargne pour s'acheter un bien au prix élevé,
ne peut pas s'acheter immédiatement le bien or la valeur de la
monnaie qu'il épargne est bien là.
Si la valeur de sa monnaie s'effondre (comme par exemple en imprimant
beaucoup de billets de banque pour payer des dettes), son épargne
ne lui permettra toujours pas de s'acheter le bien au prix élevé.
La valeur d'un bien (son prix) n'est donc pas le reflet de la valeur
d'une monnaie ou inversement. La monnaie est une marchandise elle-même.
Si un bien est rare et qu'il est très demandé, il faut
beaucoup d'unités monétaires pour se le payer. Autrement
dit plus un bien est "relativement rare", moins la monnaie
doit être "relativement rare (dans
la poche de l'acheteur) pour se le payer". Le prix (le nombre
d'unités monétaires) n'est donc pas "le reflet"
de la rareté des objets et services proposés, mais son
exact négatif.
Lorsqu'on métaphorise avec le principe des couleurs : la couleur
bleue devient (en négatif) rouge et la couleur rouge devient
bleue.
Plus
un objet est rare et demandé, plus il faut que le nombre d'unités
ne soit pas rare (dans la poche de l'acheteur) pour l'obtenir.
Mais
tout ceci ne change rien et n'invalide pas le fait que la monnaie doit
être "relativement rare" pour avoir une valeur d'échange,
et qu'en étant "relativement rare", les acteurs économiques
doivent se battre pour en obtenir, rendant incompatible une économie
monétaire avec un monde réellement serein (Impasse N°1).
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