Qui voudra encore faire de longues études ?

 

Si chacun a droit à la même chose (le même accès aux biens et services), pourquoi certaines personnes continueraient à faire de longues études alors qu'en ayant fait très peu d'études, on peut avoir la même chose ?

Les maîtres mots sont "utilités" et "capacités d'apprendre".

L'humain aime relever des défis tout simplement parce que les cerveaux qui font des choses trop simples, trop répétitives, finissent pas s'ennuyer et dépérir.

D'autre part, l'émulation sera toujours là : faire ce que peu arrivent à faire. Ainsi des chirurgiens de grande expertise ne seront plus motivés par l'argent qu'ils peuvent se faire, mais par l'utilité, la rareté de leur compétance et la reconnaissance sociale.
Sans oublier que "les longues études" nécessaires à ce genre de métiers, ne seront plus "couteuses et élitistes (disparition du numérus closus pour protéger le chiffre d'affaires)" mais ouvertes à tous les volontaires, même si les limites de compétances/capacités de chacun existeront toujours.

 

A noter également que la remarque sur "le rejet des longues études" vient souvent de personnes déprimées ou qui ne voient pas l'intérêt d'apprendre, qui assimilent "apprendre" à effort insurmontable, mais elles oublient souvent que ce sentiment se développe lorsqu'on "oblige à apprendre des choses qui ne semblent pas utiles".

Voilà pourquoi - utilité - est un des mots clé pour répondre à cette angoisse du "qui fera les métiers aux longues études".

 

 

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